Landseer continental

Au début de notre siècle, Messieurs Meystre et Schlittler-Laagler, élevage « de Mollis » (canton de Glaris), ont réalisé un véritable travail de pionniers dans l’élevage du landseer pur avec des chiens importés d’Angleterre et des chiens « De Vevey ». Ces deux hommes étaient soutenus et surveillés avec bienveillance par le professeur Albert Heim. Celui-ci, digne de foi, communiqua la renaissance du vieux Newfoundland dog, difficilement purifié de tous les croisements anglais. Le fil conducteur idéologique des deux éleveurs était le plus ancien standard existant, soit celui de 1881 du « Club pour l’anoblissement des races de chiens » originaire d’Allemagne. Ce standard, contrairement à celui plus récent du Club anglais du terre-neuve (1886), distinguait les deux races, tant pour les jugements que pour l’élevage.

Le docteur Paul Trâger, éminent membre du « Club allemand du terre-neuve pour le continent , partageait ce point de vue et annonça, au début de ce siècle : « .. j’ai la très nette impression que ces deux races soeurs ne sont pas séparées uniquement par la couleur. Les landseer m’ont frappé par leur taille et leur masse. La forme de la tête est aussi très différente… On ne peut donc plus prétendre qu’une race serait issue de l’autre ».

Entre 1902 et 1913, naissaient chez nos deux éleveurs une centaine de chiots : une base d’élevage de landseer pur semblait assurée. Mais, survint la Première Guerre Mondiale. Comme pour l’Europe toute entière, ce fut, bien sûr, une grande catastrophe pour cette nouvelle race en construction. Quelques rares éleveurs courageux tentèrent, avec diverses méthodes, de poursuivre le travail tout juste entamé. Finalement, certains y sont parvenus : en 1917, dans l’élevage « von Adlergarten » de Madame Sulzer-Bühler à Winterthour, naissait une portée du croisement « Miss von Mollis » avec son oncle « Pascha Major II ».

Une seconde base d’élevage du landseer continental européen (E.C.T. = European Continental Type), commença en Autriche. En 1922 naissait une portée autrichienne « von Dischosgasse » chez le peintre W.Hühnl à Linz sur le Danube. La mère de cette portée était « Myra v.d. Fôrgenau », elle-même fille de « Royal Princess Maud » qui appartenait antérieurement à Schlittler-Laager. Elle partit pour l’Autriche, chez M. Höhnl, lors de la dissolution de l’élevage « von Mollis ».

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La troisième origine du landseer se trouve finalement en Hollande. Un certain M. Lunter de Enschede se procura « Flora » en Allemagne. Cette chienne était, semble-t-il, de famille autrichienne. Du croisement de « Flora » avec le mâle « Adonis v.Dischafsqasse » naissaient « Hans » et  » Grete v.Landseerheim ». Ces deux chiens se retrouvent dans l’arbre généalogique de presque tous les landseer actuels.

Pour élargir la base d’élevage et donc pour la survie de la race, Monsieur Lunter comprit qu’il fallait intéresser d’autres cercles de gens en Europe.

C’est à cette époque, au début des années 30, que les frères Walterspiel, avec leur élevage « v.Schartenberg », entrèrent enjeu. Cette famille a porté, pendant environ 40 ans, l’élevage de cette noble race au niveau actuel.

Pendant les années 50, le Landseer est enfin reconnu en tant que race par la cynologie officielle.

Sous la plume d’Emil Burkhard (membre fondateur, président, puis président d’honneur du Club suisse du terre-neuve), le club suisse et le club allemand ont déposé conjointement une demande auprès de la FCI pour reconnaître enfin le standard de la race landseer.

Emil Burkhard affirma fermement: « le Landseer présente des particularités anatomiques et il ne possède pas forcément les mêmes spécificités physiques et psychologiques que le Terre-neuve ». En 1960, la FCI donne suite aux demandes des deux clubs, et le standard du landseer est inscrit sous le numéro 226.

Dans un passé plus récent, la création, en 1976, du Club allemand du landseer, eut pour conséquence la mise sur pied d’un programme d’élevage fondé sur les connaissances de la génétique. C’est ainsi que cette noble race ancienne prend son mort sur une base solide et donne une nouvelle jeunesse au vieux Newfoundland dog.

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